Je
ne sais pas ce que je veux je ne sais pas si je vais le faire je ne
sais pas le faire je ne sais pas y aller je ne sais pas où aller dans ce
souffle cette bouche elle dit quoi cette bouche je ne sais pas si je
peux le dire je ne sais pas si j'ai bien vu je ne sais pas si j'ai
entendu de sa bouche des mots en formes de lombrics des lombrics de
poésie des lombrics comme des trous qui embrassent la bouche qui
rentrent dans la bouche et la langue qui tourne et la langue qui s'humide
qui dit l'amour qui dit Annabelle qui dit vivre qui dit claquer la
langue dans ma bouche qui dit humide de l'oeuf qui dit qui dit qui dit
je veux je ne sais pas ce que je veux je n'ai qu'à dire la langue qui
bave et qui sue je n'ai qu'à dire le front perlé de suée sur cheveux ras
de rousseur qui crient comme des chiens "waah, waah..." je ne sais pas
faire le chien il fait le chien il fait le poète, le peintre qui rumine
il germe en rumination il fait le crevé à l'intérieur de sa voix à
l'intérieur de ses poumons à l'intérieur de son coeur et pulse pulsation
pulser la pulsation la fureur la fureur la cruauté pas de bonté non non
non de la cruauté de la cruauté de la cruauté de la...
mardi 6 septembre 2016
Miamousik
avec mon ami Edwin Buger > une version avec musique en impro existe >
Miamousik
D’abord
Alors
La miamousic du chat
Bracage/saccage
C’est le bastringue à tangage
Le bourdonnement
Le bruissement
Le bruit
Alors c’est le chant au clairon
à clic à clac de clairon
C’est le cancer
dis-moi cancer quand c’est canse
et
Dis-moi quand c’est quand c’est
dis-moi quand cancer > maintenant !
C’est la fanfare aux festivals des
poètes pouet pouet
Le flon flon de l’accordéon qui
fait son flon flon
Le gazouillis la gazouillisse
En harmonie du tendre
Belle histoire
LIBRETTA
Alors murmure
Mots en murmures
Murmure mûres des murs
Alors évidemment
C’est la noumba
Fête de le nouba
Allez viens danser avec moi
Au rythme de l’accordéon
Qui fait son flon flon
Allez viens danser avec moi
jéroboam de boa boé à bame
Viens danser avec moua
Orphéonise l’orchestreva tout
casser
A tout cassé
alors c’est
Quine tueur
Quine tuor
Tueur des braves dadames
florissantes
Quine tête de Marie-Antoinnette
Tueur
Qu’on lui coupe la tête
Elle arrête pas de machouiller son
pain blanc
Del dollar del
dollor
L’or en barres
L’or del dollor
del dollar
L’or en barres
Aboie aimant tant que tu peux
Aboie la jungle
Aboie l’enfant mort avant que
d’être né
Aboie l’homme la femme perdus aux
mains en suée
Voyeur voyeur voyeur
Alors c’est sexe sexe septe tueurs
Alors son sein mamelon
Disharmonie dis art momie
Nymphale
Nymplalidée
Nymphe : forme souvent immobile
pris par les insectes juste avant leur éclosion e la forme adulte
Nymphe repli membraneux de la vulve
Nymphéa
Nimphéassez
assez
assez
~ ~ ~ ~
jeudi 1 septembre 2016
Fumeur de spleen
Fumeur de spleen
Keskonsemarre Keskonrigole
Papillon
translucide
L’intimité
….erre frigide …..reste froide….comme presque morte….bref
Paradisio
T’es
hyper cool de ta life
« Je
me dirige vers le cœur mon cœur ton cœur
Mon
cœur »
Je
me dirige vers la source de ton rire
Tu
viens en moi et tes os saillants me cognent
Des
coups déjà
L’élastique
peau de ton dos glisse sous mes ongles
Par
le hublot je regarde la côte, je m’ennuie de l’éternité de ton
désir
Je
regarde ton visage tendu vers ce plaisir que tu prends en moi
Parfois
tes yeux s’entrouvrent tes lèvres s’écrasent sur ma bouche tu
romps le charme de mon voyage
Ton
plaisir qui se déverse enfin me dégoûte
ce
jus en moi qui dégouline d’ennui
Tu
salis mon ventre
Je
n’aime pas tes mots qui m’agressent avides
En
manque tu te fais violeur de mon corps et tu ris
Je
vais jouir
Tu
as la sécheresse des âmes égotistes
Tu
as l’âme sèche ~
texte de 2005
mercredi 31 août 2016
Vanité du portrait en )ma( photographie
Du portrait
en (ma) photographie.
« Portrait
tiré, visage retiré » Philippe Bonnefis.
Faire
des écorchés ?
Saisir
un visage, l’un des visages, le fixer comme l’ex-traire d’un
trait de lumière.
Il
n’y a là rien de définitif. Je pourrais tirer une infinité de
portraits de vous que je serais encore dans l’impossibilité de
vous dire et d’ailleurs, vous
dire ne m’intéresse
pas.
Je ne dis
donc que l’un de vos visages et dans ce visage que j’ex-trais,
vous ne pourriez vous mirer. Même votre miroir ne renvoie pas votre
image. Ce n’est qu’une illusion.
Fantasme :
photographier la buée qui s’élève dans votre salle d’eau et
qui, progressivement, couvre votre image au miroir, d’un
voile….Quel voile ?
Photographier
cette eau en buée qui enlise vos traits pour souligner l’illusion.
Vous
embuer, vous embrouiller, vous flouer, vous rendre flou, fou
peut-être, éperdu en un face à face qui se dilue, se délie, se
délite.
Fantasme :
montrer les deux faces de Janus qui se répondraient.
Fantasme :
le portrait nu de mon modèle à modeler , à pétrir si nu que cette
nudité même inonde et illumine le visage qui va surgir. Inondation.
Flux. Orexis, encore.
Fantasme :
dire l’une de vos ombres, voilà, ce que moi, j’aime tenter. Mes
photos le disent en angle-mort comme si j’incisais une paroi. Puis
je pose et dépose ce visage, cette larve, visage devenu masque en
l’exposant. Je vous floue encore.
Qui
est le prédateur , la proie dans ce jeu du saisissement ? La
question ne m’intéresse pas. Ma frontière est infime et confuse.
Le visage est un vertige.
Ce
qui m’intéresse alors est l’acte
qui n’a rien -non, vraiment rien- d’un jeu.
Une
façon de prendre, qui serait
De
cesser d’être soi dans l’acte de prendre.
Une
façon d’être au monde clair-obscur qui serait
De
cesser d’être une autre dans le dire de l’être.
Un
souffle de désir de se dire là aussi.
Et
créer un espace de vides et de pleins.
Comme un lieu de l’être,
Un
lieu d’être ?
Oui,
être vouée au vertige….
Marie
Delvigne (Juin 2004)
(à
la lecture de « Dans
le cabinet du docteur Michaux »
de P.Bonnefis)
lundi 22 août 2016
Critique de Federman Hors limites
Federman hors limites (une lecture de Tristan Hordé)
Il n’est guère
possible de restituer la richesse de ce fort volume (262 pages) qui apprend
beaucoup sur la vie de l’auteur, mais aussi sur la création littéraire. Il faut
rappeler que Federman, à peine dans l’adolescence, a vécu un moment terrible
qui a décidé ensuite de sa vie. En 1942, quand les nazis ont envahi l’appartement
de ses parents à Paris, sa mère l’a enfermé dans une armoire en lui demandant
de rester silencieux ; père, mère et sœurs ont péri dans les camps de
concentration. Origine de l’écriture ? Comme Primo Levi ou Imre Kertész,
Charlotte Delbo ou Simone Veil, tous déportés à Auschwitz, pour Federman
« la question n’est pas de savoir si
l’on doit écrire sur les camps ou non, mais comment écrire l’Innommable
Monstruosité » (p. 132). Toute l’œuvre, d’une certaine manière, tourne
autour d’un moment de silence, et d’une absence : ne restent que de
pauvres images de ces vite disparus, disparus parce que Juifs. Si Federman
semble vivre avec humour aujourd’hui sa judéité, s’amusant de son nom puisque
Federman équivaut en allemand à "homme de plume", il n’oublie pas
qu’il a vécu le rejet :
Humiliation
jaune
ma mère
pleurait
en silence
ce jour d’hiver froid
pendant qu’elle cousait
sur tous nos vêtements
l’humiliation jaune
en silence
ce jour d’hiver froid
pendant qu’elle cousait
sur tous nos vêtements
l’humiliation jaune
puis elle me
dit
les yeux secs maintenant
tandis qu’elle m’aidait
à enfiler mon manteau souillé
pour aller à l’école
laisse pendre ton écharpe
dessus comme ça
personne ne remarquera
les yeux secs maintenant
tandis qu’elle m’aidait
à enfiler mon manteau souillé
pour aller à l’école
laisse pendre ton écharpe
dessus comme ça
personne ne remarquera
Ce poème de Future concentration2,
comme une grande partie de l’œuvre de Federman, s’est construit à partir de la
mémoire du vécu : non pas autobiographie, fortement refusée, mais
tentative toujours recommencée, inachevable, de combler le manque survenu au
moment de l’enfermement dans un placard. Ce qu’il écrit : « finalement, tout ce que j’ai écrit – les
millions de mots que j’ai laissés derrière moi, en anglais, en français, en
charabia – c’était pour remplir le grand silence que ma mère m’avait imposé
(comme on impose une taxe) avec son "Chhhuttt !" »
(p. 131).
Federman change
le rôle du lecteur, qu’il souhaite actif, le poète ne proposant un pré-texte
qui prendra son/ses sens qu’avec la lecture. De là une « dislocation explosive du discours et du
sens » et le fait que l’auteur n’est pas plus responsable du sens du
texte que le lecteur. C’est ce que Federman appelle la Surfiction, qui, selon
lui, permet de « dire n’importe quoi
n’importe comment ». Manière provocatrice de parler de son
travail : la déconstruction du texte implique en effet de « travailler soigneusement la typographie, la
mise en page, comme une mise en scène du texte ». Ou, plus avant dans
cette théorisation d’une pratique : « Le plus important est la liberté donnée à l’auteur d’écrire sous toutes
les formes possibles quitte à ajouter ou pas des éléments incongrus comme des
dessins ou des doodlings [gribouillages]
dans le texte, des listes, des citations et autres documents iconographiques ».
Cette formulation (qui, par ailleurs, pourrait décrire assez précisément les
textes de Maurice Roche) est liée à ce que représente pour lui l’écriture,
« être libéré de tout ce qui me fait
moins que je ne suis, moins que je ne veux être. J’écris pour démolir toutes
les règles qui disent comment il faut écrire » (p. 153, souligné
par moi). Cela ne supprime pas les contraintes, parfois très fortes comme dans La Voix dans le débarras, livre formé de
carrés parfaits de mots pour, même sans les références aux rafles nazies,
restituer le côté claustrophobique recherché. Inventions toujours nouvelles de
formes selon ce qui est dire.
Ce faisant,
Federman se réclame d’une longue tradition. Quand l’auteur « s’interroge sur le comment écrire alors
qu’il est en train d’écrire » (p. 60), il continue selon lui Rabelais,
Cervantès, Sterne, Diderot. Questionner la fiction, c’est aussi ce que font
plusieurs de ses contemporains en Europe et aux États-Unis – dont Samuel
Beckett, à qui Federman a consacré un livre3.
La proximité entre les deux écrivains ne tient évidemment pas à des
ressemblances, quelles qu’elles soient, dans leur écriture, mais à une position
devant les textes. Il y a chez Federman, comme chez Beckett, une manière très
aiguë (à mes yeux pertinente) de lire, ce que montrent les extraits abondants
cités dans l’ouvrage. Ainsi à propos de Beckett :
Voir seulement le côté malheureux,
triste, déprimant, morbide des créatures de Beckett, c’est une façon d’ignorer
la beauté de son art, et surtout d’ignorer la belle géométrie de son travail.
Par géométrie, je veux dire la forme des textes, la structure des récits, la
disposition des éléments de cette fiction, le décor, l’espace dans lequel se
joue l’écriture de Beckett, la complexe simplicité de ses phrases.
C’est-à-dire son langage : Cette rumeur transmissible à l’infinité dans les deux directions, comme il l’a dit lui-même. C’est aussi ignorer ce que montre si bien l’œuvre de Beckett, que le langage est ce qui nous permet d’aller où nous voulons aller, et nous empêche d’y arriver.
(Le Livre de Sam, cité ici p. 168)
C’est-à-dire son langage : Cette rumeur transmissible à l’infinité dans les deux directions, comme il l’a dit lui-même. C’est aussi ignorer ce que montre si bien l’œuvre de Beckett, que le langage est ce qui nous permet d’aller où nous voulons aller, et nous empêche d’y arriver.
(Le Livre de Sam, cité ici p. 168)
Il faudrait
sans doute parler du rapport de Federman au jazz (lui-même joue du saxo alto)
et au théâtre, aux langues aussi : non pas parce qu’il est parfaitement
bilingue (comme Beckett) mais parce qu’il insiste sur la nécessité d’être
bilingue en une seule langue, « d’avoir
une langue mineure à l’intérieur de notre langue » (p. 157), d’être
bègue dans sa langue comme le fut Gherasim Luca ou, pour le dire autrement,
d’empêcher le système d’être homogène.
Voilà une rencontre qui est comme une bouffée d’air frais, où l’auteur ne s’embarrasse pas d’une langue technique pour dire ce qu’est pour lui la relation à l’écriture et à la lecture : profitons-en !
Voilà une rencontre qui est comme une bouffée d’air frais, où l’auteur ne s’embarrasse pas d’une langue technique pour dire ce qu’est pour lui la relation à l’écriture et à la lecture : profitons-en !
Contribution de Tristan Hordé
Federman hors limites, rencontre avec Marie Delvigne, éditions
Argol, 2008, 26€ - sur le site Place des Libraires .
1
A paru également Pierre Bergounioux,
l’héritage, rencontre avec Gabriel Bergounioux, dont Poezibao rendra compte prochainement.
2 aux éditions Le Mot et le Reste (2003), animées par Yves Jolivet (BP 34, 13244 Marseille cedex 01)
3 Le Livre de Sam, ou Des pierres à sucer plein les poches, Al Dante, 2006. Après une thèse de doctorat sur l’œuvre de Beckett, Federman a co-dirigé le Samuel Beckett des " Cahiers de l’Herne", 1976, puis 1985 en Livre de Poche.
2 aux éditions Le Mot et le Reste (2003), animées par Yves Jolivet (BP 34, 13244 Marseille cedex 01)
3 Le Livre de Sam, ou Des pierres à sucer plein les poches, Al Dante, 2006. Après une thèse de doctorat sur l’œuvre de Beckett, Federman a co-dirigé le Samuel Beckett des " Cahiers de l’Herne", 1976, puis 1985 en Livre de Poche.
lundi 1 août 2016
Une Critique de "La Fille Qui..." par O.d'Harnois
♥️♥️♥️
Poésie
Marie Delvigne
Paru en juillet 2015 aux éditions Les Contemporains favoris, Collection Oeuvres complètes, 36 pages
*
Marie Delvigne, La fille qui… © Editions Les Contemporains favoris, Collection Oeuvres complètes, 2015
*
SI VOUS AIMEZ les puzzles et les jeux de construction, si vous aimez la littérature quand les mots se mettent à danser pour exorciser d’anciennes souffrances, si vous aimez la poésie expérimentale pourvu qu’elle se mêle d’ouvrir de nouvelles routes vers la compréhension intime de l’être, alors vous aimerez sans doute La fille qui… de Marie Delvigne.
*
Photo : Marie Delvigne
Images may be subject to copyright
*
LE RÉSUMÉ
Fille du
post-trauma, la fille qui… é-cri(e)t pour rassembler un corps par la
vertu d’une langue scénographe, une écriture qui se déploie voire se
décri(e)t elle-même en jeux d’hybridations. Comment un langage
constitue-t-il ou défait-il la réalité ? Comme le lombric, il absorbe la
terre et la restitue rythmiquement en petites traces digérées. La
bouche peut-elle avaler et restituer la réalité ? Cela paraît dans cette
écriture où se mêlent les cris et le silence. Si la fille qui… répète
son lamento c’est parce que le vide, pour elle, est bien trop
vertigineux. Traversée en écho par les douleurs du monde, la peau ici
est sanguine et douloureuse, et la cruauté « une idea d’écriture ».
Source : Les Contemporains favoris
L’AVIS DE LECTURES AU COEUR ♥️♥️♥️
Le corps, la
peau, le langage. L’être et le texte, éclatés, déchirés, en souffrance.
Les mots sont le miroir de l’âme et sur la page, «la fille qui…» se
croque, se cherche, se recroqueville, se dessine, floue, si floue,
désunie. Elle s’accroche aux mots qui fusent, qui claquent, qui éclatent
dans l’énoncé contraint des souvenirs. Elle se coule toute entière dans
l’écriture, elle se drape dans le texte comme si le tissu littéraire
devait lui servir de seconde peau. Frappée, humiliée, fracassée, la
fille qui écrit ne raconte pas : elle est-cri. Tout son être se
rassemble autour de l’expression poétique, façonnée, domptée, maîtrisée,
de la souffrance et des cris qui n’ont jamais pu être poussés.
Corpus à vif qui mime la dissolution de l’être, La fille qui … de Marie Delvigne maltraite
le style, disloque le langage pour approcher au plus près de la vérité
post-traumatique. Poésie expérimentale au carrefour de la littérature et
de la psychanalyse, ce recueil intense de trente-six pages joue sur la
déconstruction du verbe pour creuser les apparences et fouiller toutes
les couches du sens, de la plus évidente à la plus secrète. Jeux
d’esprit sur la phonétique des mots, lapsus, fautes d’orthographe
intentionnelles (« je me mort »), parenthèses, majuscules, abréviations,
caractères en italique, symboles mathématiques ponctuent, soulignent,
nourrissent et torturent le texte, le maintiennent en équilibre au bord
de l’anéantissement, de l’immersion dans les eaux mortelles de la page
blanche et du silence. Divisé en trois modules, dont la couleur
scientifique trahit le besoin de maîtriser l’horreur du traumatisme, La fille qui… pointe
le désir vital de la mue et la nécessité de changer de peau pour
renaître. Envisagée comme un moyen de trouver l’apaisement, l’écriture,
d’un journal, de lettres, d’un poème, avec des mots « en forme de
lombrics de poésie » doit permettre de fertiliser le passé et de le muer
en art. Une manière pour la fille qui « n’a plus la force de se battre
[contre, pour?] » de se réconcilier un peu avec elle-même.
Puissante,
incisive, tumultueuse, la poésie de Marie Delvigne brûle le coeur. Et
son cri longtemps résonne au plus profond de nous.
O.d’Harnois
lundi 4 juillet 2016
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